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Technique photo : gestion de la lumière

Bonjour tout le monde,

après un nouveau type d’article vous présentant un photographe célèbre, et un article plus classique sur Dublin nous reprenons la série d’articles techniques avec comme sujet cette fois-ci : la gestion de la lumière.

exposition-photographie

Avant de commencer, je vous rappelle les 3 articles précédents qui vous seront utiles pour comprendre le vocabulaire utilisé ici :

Maintenant que les bases sont posées, places aux conseils pour bien exposer vos photos, c’est à dire avoir une lumière le plus proche de la réalité.

L’article est sous forme de questions-réponses, utilisez les commentaires pour poser les vôtres.

Ma photo est trop sombre ou au contraire trop claire, que faire ?

Si votre photo est trop sombre, alors on parle d’une photo sous-exposée ou d’une photo exposée « à gauche » (voir plus bas). C’est la conséquence du manque de lumière sur votre photo. Il faut donc faire entrer plus de lumière pendant le temps d’obturation. Parmi les possibilités : augmentez l’ouverture du diaphragme, augmentez le temps de pose ou augmentez la sensibilité du capteur.

Par opposition, si votre photo est trop claire : diminuez l’ouverture du diaphragme, diminuez le temps de pose, diminuez la sensibilité du capteur.

Comment savoir si ma photo est bien exposée ?

Certains appareils vous permettent de faire apparaitre un histogramme d’exposition. L’image ci-dessous vous montre différents histogrammes liés aux 3 expositions (sous-exposé, bien exposé, sur-exposé).

histogramme-exposition

Centrez au maximum l’histogramme pour une exposition optimale

Attention : centrer l’histogramme, c’est bien mais c’est le résultat final qui compte, la photo que vous aurez sous vos yeux. N’hésitez pas à corriger l’exposition pour avoir le résultat que vous souhaitez réellement. Profitez de l’avantage du numérique pour prendre plusieurs photos avec des expositions différentes, et faites votre choix final sur un ordinateur, au calme.

Vous comprenez maintenant le terme : « exposition à gauche » pour une photo sombre et « exposition à droite » pour une photo claire (sur-exposée). Pour faire apparaitre ce diagramme, jouez avec le bouton permettant de changer d’affichage et/ou d’éteindre votre écran (sur l’appareil photo). Vous pouvez également lire le manuel de votre appareil photo ;-)

Je bouge pendant la prise de vue et ma photo est flou, comment empêcher cela ?

Pour réduire le flou, il faut réduire le temps d’exposition. Malheureusement, cette action va réduire la quantité de lumière et assombrir la photo. Comme expliqué ci-dessus, vous devez compenser en choisissant une ouverture ou une sensibilité plus grande, avec les effets secondaires évoqués plus bas. Une autre solution est évoquée ci-dessous, plus complexe mais tellement plus jolie.

Que faire si je veux plus de lumière, sans flou et sans perte de qualité ?

La solution la plus connue est l’utilisation du flash, que beaucoup d’appareils photos compacts ont tendance à utiliser à outrance : dès qu’il manque un peu de lumière. Il faut savoir qu’au delà de quelques mètres, le flash devient inutile (les flashs qui crépitent, les soirs de matchs dans un stade : que d’énergie perdue).

L’autre solution est d’augmenter le temps de pose mais en limitant les mouvements pendant le temps de pose. Il faut donc poser votre appareil sur un muret ou sur un pied prévu à cet effet. Utilisez également le minuteur de votre appareil photo, pour éviter que l’appui sur le déclencheur produise un mouvement de l’appareil.

trepied-appareil-photo

Posez votre appareil photo en toute circonstance

Lors d’une photo avec flash, le fond est tout noir. Une solution ?

Pour un portrait de nuit, utiliser le flash est une bonne idée mais le fond, peu lumineux, n’aura pas envoyé assez de lumière au capteur de votre appareil photo. Peu de lumière de fond = fond sombre. Logique imparable. Pour éviter ce souci, de nombreux appareils sont équipés d’un mode scène appelé « Portrait de nuit », qui combine le flash (pour les zones proches) et la pose longue (pour l’arrière-plan). Attention à ne pas bouger de trop pour éviter le flou de bougé.

modes-scenes

Parmi les différentes scènes, cherchez le portrait de nuit

A cause du contre-jour, mon sujet est tout noir. Je fais comment ?

Votre sujet est trop peu lumineux en comparaison avec l’arrière-plan, ce qui entraine le côté sombre du sujet. Il existe 2 solutions : vous pouvez forcer l’utilisation du flash par votre appareil photo. Le flash va « déboucher » les ombres sur le sujet. Le résultat n’est pas toujours naturel (ambiance photomontage).
Astuce : éloignez vous du sujet pour réduire l’effet du flash et avoir un résultat plus naturel. Zoomez pour compenser le recul de l’appareil photo.

flash_force

Forcez le flash pour éclairer les ombres

Et si je ne veux pas un résultat surnaturel ?

La deuxième solution pour éviter d’avoir des ombres « bouchées » sur le sujet est plus complexe à mettre en œuvre. De plus elle n’est pas disponible sur tous les appareils photos. Elle consiste à modifier la méthode de calcul de l’exposition automatique. Par défaut, l’appareil photo fait la moyenne sur l’ensemble de l’image pour essayer de bien exposer toute l’image. En choisissant la méthode dite « spot » seul le centre de l’image est utilisé pour le calcul de l’exposition. En plaçant le sujet au centre, celui-ci sera forcément bien exposé (donc clair, reconnaissable). Cette méthode a aussi un inconvénient : le fond sera sur-exposé (trop clair). A vous de choisir la méthode que vous préfèrerez.

mesures-de-lumiere

Mesure globale, mesure spot, mesure pondérée, mesure pondérée centrale

Récapitulatif des effets secondaires

Augmenter l’ouverture du diaphragme ==> réduire la zone de netteté d’une photo
Réduire l’ouverture du diaphragme ==> augmenter la zone de netteté d’une photo
Augmenter la sensibilité du capteur ==> réduction de la qualité de la photo

J’espère avoir répondu à vos questions qui concernent la gestion de la lumière mais n’hésitez pas à poser d’autres questions en commentaires, pour que j’enrichisse cet article.

Jérémie.

Technique photo : la sensibilité à la lumière

Hello everybody ! Voici un nouvel article dédié à la technique photo. Il vient compléter la série sur le triangle des paramètres permettant de gérer la lumière en photographie. Pour ceux qui auraient raté les précédents :

Les connaisseurs auront deviné (les malins aussi, c’est marqué dans le titre) que je vais vous parlez de la sensibilité à la lumière. En photographie numérique, c’est la sensibilité du capteur numérique que nous allons étudier. En photographie argentique (dite « de nos aïeux »), c’est la sensibilité de la pellicule.

Cette sensibilité s’exprime en ISO (les plus anciens d’entre nous auront également connu le passage de l’unité ASA à l’ISO). Cette valeur peut varier de 50 (pour une très faible sensibilité à la lumière) à 25600 ou 51200 (une très très forte sensibilité). Ces dernières valeurs sont réservées aux meilleurs appareils photo numériques. Pour les pellicules, je n’ai connu, pendant mon enfance, que des pellicules allant de 100 à 400 ISO mais après recherches des pellicules de 3200 ISO existent.

Les images ci-dessous vous présentent la même scène avec le même éclairage mais prises avec des sensibilités différentes. La photo de gauche est prise à 100 ISO (une basse sensibilité) et celle de droite à 1600 ISO (une sensibilité élevée).

image-100-iso image-1600-iso

La qualité s’en ressent mais une fois recadrée la différence ne saute pas aux yeux. Pour une photo qui décorera votre fond d’écran ou à imprimer en grand format, privilégiez une basse sensibilité. Pour un tirage sur papier, en format standard, n’hésitez pas à utiliser une sensibilité plus élevée (surtout la nuit) pour éviter le flou de bouger.

Sensibilité à la lumière : c’est la capacité d’une pellicule ou d’un capteur numérique à « enregistrer » la lumière.

Plus la sensibilité est élevée, plus la lumière est captée rapidement. Une pellicule de 200 ISO enregistrera deux fois plus de lumière en un temps « t » qu’une pellicule de 100 ISO durant le même temps « t ».

Et c’est à ce moment précis que vous vous demandez : pourquoi ne pas utiliser une sensibilité élevée pour toutes les photos ?

La montée en sensibilité n’est pas sans conséquence sur la qualité de la photo. Du grain (appelé « bruit » en numérique) va apparaitre sur la photo, dégradant l’image. Les détails de l’image seront moins visibles (à gauche 100 iso et à droite 1600 iso : cliquez sur l’image pour voir en GRAND).

details-100-iso details-1600-iso

Les zones sombres seront également plus touchées que les parties claires, le « bruit » étant beaucoup plus visible (à gauche 100 iso et à droite 1600 iso : cliquez sur l’image pour voir en GRAND).

zone-sombre-100-iso_0 zone-sombre-1600-iso_0

Un des avantages du numérique est de pouvoir régler « à la volée » (c’est à dire : quand vous le souhaitez) la sensibilité du capteur. Quand la lumière est faible, le premier reflex(e) sera d’augmenter cette sensibilité… C’est souvent le cas du mode automatique des appareils photos numériques et c’est la raison principale de la médiocrité (en qualité) des photos de nuit. Les diverses solutions pour éviter cela et améliorer la qualité seront évoquées dans le prochain article technique.

La sensibilité ne permet pas à proprement parler de créer des effets particuliers (comme les poses longues ou la profondeur de champ faible) mais :

  • vous pouvez diminuer la sensibilité pour pouvoir augmenter l’ouverture du diaphragme et donc diminuer la profondeur de champ (article technique)
  • vous pouvez augmenter la sensibilité pour pouvoir augmenter la vitesse d’obturation et donc figer un mouvement rapide (article technique)

Maintenant, comment modifier la sensibilité ISO du capteur de votre appareil photo ? Il est plus rare de pouvoir modifier cette sensibilité sur un compact et je n’ai malheureusement pas de solution aussi facile qu’avec les précédentes techniques… Néanmoins, utilisez la molette de sélection pour quitter le mode automatique car il est certain qu’il ne vous permettra pas d’influer sur la sensibilité du capteur. Puis je vous conseille de fouiller le menu de votre appareil photo (ou le manuel, ça marche aussi) pour trouver où modifier cette sensibilité.

N’hésitez pas à indiquer votre modèle d’appareil photo dans les commentaires, je me renseignerai et vous donnerai la méthode à suivre ;)

Prochain article : la gestion de la lumière grâce aux 3 paramètres (ouverture du diaphragme, vitesse d’obturation, sensibilité du capteur) et les conseils pour une bonne exposition de vos photos.

Jérémie

Choisir ses cartes mémoire

28/07/2010 Pierre 7 commentaires

Bonjour bonjour !

Pour mon premier vrai article ici, j’attaque avec un sujet pas super passionnant (mais les prochains le seront), mais tout de même nécessaire. Le but est d’essayer de vous guider dans l’achat de vos cartes mémoire. La question à poser au moment de l’achat d’une carte mémoire – mais pas forcément au vendeur en face de vous, ils ne sont pas toujours de bons conseils – est « quelle est la différence entre la carte X et la Y pour mon appareil ? ». La réponse n’est pas seulement le prix, mais aussi la vitesse de transfert. Cet article n’a pas pour but de faire un comparatif des cartes (contrairement au lien plus loin dans l’article) mais de montrer l’importance de la carte mémoire pour votre appareil. A vrai dire, cet article est plus destiné aux utilisateurs de reflex qu’aux utilisateurs de compact/bridge, où la question des performances lors des transferts se pose nettement moins.

La carte mémoire

Il existe plusieurs types de carte mémoire : SD, SDHC, Compact Flash, Memory Stick etc. Les différences entre tous ces formats sont d’ordre technologiques. Ces différences ont une incidence sur la vitesse de transfert de la carte mais également le prix, la taille, la compatibilité avec les autres cartes, etc… On distingue deux vitesses de transfert : la vitesse en lecture (quand par exemple vous copiez les images de votre carte sur votre ordinateur) et la vitesse en écriture (quand vous mettez des données sur la carte). Ces vitesses s’expriment en Mo/s (méga-octets par seconde).

Vitesse de transfert, pourquoi faire ?

J’ai parlé plus haut de la vitesse de transfert de la carte mémoire et il est peut-être nécessaire d’expliquer ce point. Lorsque vous prenez une photo avec votre appareil, elle est d’abord sauvegardée dans une mémoire de votre appareil. Cette mémoire est à accès très très rapide en lecture et écriture, mais limitée (car très chère). C’est pour ça que votre photo doit être transférée vers une autre mémoire, la carte mémoire. C’est à ce moment là que la vitesse de transfert entre en jeu. Plus le taux de transfert en écriture de votre carte est bas, plus le temps que mettra votre appareil pour copier la photo de sa mémoire interne vers la carte mémoire sera grand. La conséquence est directe pour les utilisateurs de reflex : si vous voulez prendre des photos en mode rafale (plusieurs photos d’affilée), vous pourrez prendre des photos jusqu’à saturer la mémoire interne de votre boîtier, mais il vous faudra ensuite attendre un certain temps pour que vous puissiez reprendre des photos (le temps que la mémoire de votre boîtier se vide sur la carte).

Vous comprenez donc l’enjeu derrière la vitesse de transfert en fonction de l’utilisation de votre appareil. Mais vous l’aurez certainement deviné, il n’y a pas que la vitesse de la carte qui joue, mais aussi la vitesse de l’appareil photo : si votre appareil a un taux de transfert de 30Mo/s, çela ne sert à rien d’acheter une carte avec un taux d’écriture de 60Mo/s. Cette dernière vous coûtera plus cher et ne sera pleinement exploitée. Malheureusement ces données ne sont pas forcément précisées par les constructeurs.

Dernier point, si vous regardez pour acheter un lecteur de carte, il peut être intéressant de regarder les tests de vitesse effective sur Internet. Si la vitesse de transfert des photos sur votre ordinateur est importante pour vous, cela peut influer sur votre choix.

Ma carte, ma voiture

Vous l’aurez deviné, la vitesse ça se paie : comme une voiture, plus elle peut aller vite, plus elle coûte chère. Et oui, pour avoir une carte SDHC à 30Mo/s en écriture il ne faut pas les mêmes composants/matériaux que pour en faire une à 1Mo/s. Ceci explique principalement la différence de prix entre les cartes (la marque joue aussi dans le prix, ou des fois c’est juste une arnaque :D ).

Ma carte, ma bataille

La question que vous devriez vous poser du coup c’est « et donc pour mon appareil je prend quelle carte ? ». Comme je vous l’ai dit au début, pour les compacts/bridges la question n’est pas forcément à se poser. Pour les reflex ce n’est pas pareil, et là ce n’est pas une science exacte : il faut voir les tests/comparatifs des cartes mémoire sur internet. Je vous conseille cette page qui est très bien faite, qui donne les résultats par boîtier : CF/SD Performance Database [en].

Derniers conseils

  • Vitesses annoncées : méfiez-vous des vitesses annoncées par les constructeurs, elles ne sont pas forcément vérifiées.
  • Ne soyez pas trop gourmand : il est tentant d’acheter une carte 16Go plutôt que 4 cartes 4Go, c’est plus pratique. Mais c’est plus gênant de perdre 16 Go de photo (environ 800 en RAW+JPEG avec le Nikon D200) que 4 Go (environ 200), l’erreur étant humaine et les cartes mémoire pas infaillibles. A vous d’estimer le seuil des risques que vous voulez prendre.
  • Compact Flash : si, comme moi, vous devez utiliser des Compact Flash (CF) dans votre boîtier, vous pourriez être tenté d’utiliser un convertisseur de carte CF vers SDHC, permettant d’utiliser des cartes SDHC dans votre boîtier. Cela peut être intéressant à différents rapports (prix des cartes, lecteurs intégrés dans les ordinateurs, plusieurs boîtier mais cartes différentes etc.) mais au niveau des performances ça ne vaut peut-être pas trop le coup (et le coût aussi) : par exemple, le Nikon D300 peut utiliser le UDMA, chose que l’on perd avec les adaptateurs. Le débat peut-être long (allez jeter un œil par ici si ça vous intéresse) mais mon point de vue est le suivant : je préfère utiliser des Compact Flash (plus chère certes), on perd un peu en facilité d’utilisation (difficile par exemple de trouver un ordinateur avec un lecteur intégré de nos jours) et en fiabilité (on est pas à l’abri de plier un pin du connecteur de la carte) mais on est à l’abri de tout soucis de compatibilité. De plus la différence de prix entre une carte CF 4 Go de bonne qualité et un adaptateur CF/SDHC + une carte SDHC 4 Go donne l’avantage à la CF.

Voilà, je vous laisse en espérant que vous ayez trouvé un quelconque intérêt à cet article :D .

A bientôt,
Pierre.

La famille s’agrandit : filtres gris neutre ND1000 et ND8

Bonjour tout le monde !

En absence de nouvelles photos intéressantes à vous montrer, je vous propose cet article consacré à mon dernier achat : 2 filtres gris neutre.

Leur but ? Assombrir l’image. Si vous avez lu les derniers articles techniques sur le temps de pose et l’ouverture du diaphragme vous allez me dire : « Pourquoi assombrir l’image ? La lumière est l’élément principal d’une photo ! ». C’est vrai mais il y a des cas particuliers. Faire une pose longue en plein soleil devient vite difficile justement à cause de cette lumière.

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Utilisation d’un filtre gris neutre sur un océan agité : Galerie de l’auteur

Exemple : vous souhaitez effectuer une pose longue d’un carrousel en plein jour. Partons du postulat suivant : pour avoir une exposition correcte (photo ni trop sombre, ni trop claire) le temps de pose doit être de 1/1000  (un millième de seconde). En augmentant le temps de pose, l’image va s’éclaircir.

Et pour enregistrer une belle rotation du carrousel, il faut prévoir un temps de pose minimal d’une seconde (1000 fois plus long que le temps de pose initial, donc 1000 fois plus de lumière). Autant vous dire tout de suite, inutile de tester : votre photo de carrousel ressemblera à une feuille blanche.

Et c’est donc à cet instant que le filtre gris neutre va intervenir, en permettant de réduire la quantité de lumière atteignant l’objectif (la pellicule).

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Utilisation d’un filtre gris neutre sur une cascade : Galerie de l’auteur

Le filtre ND1000 permet d’augmenter le temps de pose 1000 fois. Quant au filtre ND8, il augmente le temps de pose… 8 fois (bravo à ceux qui ont anticipés). Je reviens donc à l’exemple, je visse le filtre ND1000 sur l’objectif, je prends ma photo pendant une seconde et… la photo ressemble enfin à quelque chose.

Si je souhaite encore augmenter l’effet pose longue : je couple le filtre ND1000 et le filtre ND8 et je peux prendre ma photo pendant 8 secondes, sans être gêner par la lumière.

Voici le résultat qui peut-être obtenu :

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Utilisation d’un filtre gris neutre : Galerie de l’auteure

Évidemment, cette technique demande l’utilisation d’un pied afin d’éviter tout mouvement de l’appareil et n’est pas forcément facile à mettre en place. Je vous ferais part de mes premières photos avec filtres dès que j’aurai eu l’occasion d’en prendre… Aucune surprise sur le lieu : Etang de Fontmerle ou Chemin des contrebandiers.

Concernant les photos dans cet article, vous aurez compris qu’elle ne sont pas miennes… évitez donc de les utiliser sans accord de l’auteur (faites ce que je dis, pas ce que je fais).

Jérémie.

Technique photo : la vitesse d’obturation

Coucou tout le monde ! Je vous avais demandé lors du précédent article technique si vous souhaitiez que ce type d’article continue… Vous avez décidé à une écrasante majorité (à l’unanimité même) que cela devait continuer. Je m’exécute donc avec ce nouvel article technique consacré à la vitesse d’obturation (appelé également temps de pose). Nous allons prendre comme habitude de commencer avec une petite définition :

Vitesse d’obturation : c’est en fait la durée pendant laquelle l’obturateur de l’appareil photo reste ouvert. C’est uniquement pendant ce laps de temps que la lumière vient heurter le capteur de l’appareil photo (ou la pellicule, je sais qu’il en reste encore parmi vous ;) )

Temps de pose : voir ci-dessus la définition de « Vitesse d’obturation ».

Cet intervalle de temps s’exprime en seconde et peut varier de 1/6400 s (moins d’un millième de seconde) à plusieurs secondes. En dessous d’une seconde, la valeur s’exprime en fraction de secondes (1/2s = une demi seconde). Plus le chiffre est grand… plus le temps de pose est court (une logique légèrement différente de ce à quoi nous sommes habitués).

Et c’est à ce moment précis que vous vous demandez : Mais quelle est l’influence du temps de pose sur une photo ? (cette question va devenir récurrente, habituez-vous à vous la poser ;) )

Plus le temps de pose est long, plus les mouvements risquent de créer une image flou. Si vous choisissez un temps de pose de plusieurs secondes, vous devez vous assurer de ne pas bouger l’appareil photo (impossible sans poser l’appareil : trépied ou rebords). Et même si vous arrivez à ne pas bouger, tout mouvement se traduira par une partie de l’image flou… Cela peut-être un arbre si il y a du vent, une personne qui se déplace ou une voiture qui roule.

temps-de-pose-long

1/60e de seconde permet déjà de voir le mouvement de la balle et de la raquette

Plus le temps de pose est court, plus les mouvements seront figés. Si vous choisissez un temps de pose de 1/3200s, vous aurez une chance d’avoir une Formule 1 (prenons Michaël Schumacher comme pilote) nette.

temps-de-pose-court

Temps de pose 1/2000e : figeons le temps

Mais alors, faut-il toujours choisir une vitesse d’obturation rapide (un temps de pose court), pour ne jamais avoir de flou ?

La réponse n’est pas si simple que cela… Plus le temps de pose est court, moins vous avez de lumière venant frapper la pellicule. Vous pouvez également ajouter une touche artistique à vos photos, avec un temps de pose assez long. Exemples en vrac :

  • une boule de bowling flou, créant l’impression de mouvement vers les quilles
  • une cascade où l’eau semble d’une douceur inégalable
  • un feu d’artifice à couper le souffle

[BIENTÔT 2 PHOTOS ICI : COMPARAISON TEMPS DE POSE LONG / COURT]

Il existe également sur certains appareils photos une fonctionnalité appelée pose Bulb. Cette fonction permet un temps de pose illimité : vous pouvez l’arrêter quand vous le souhaitez. Les utilisations possibles ? Light-painting (dans le noir, avec un laser ou une lambe, vous « dessinez » sur un mur ou autre) ou capture d’un éclair pendant un orage… Vous visez, posez l’appareil photo, déclenchez et attendez un éclair. Le résultat est garanti et risque de rendre jaloux nombre de vos proches.

J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche… Si c’est le cas, vous allez souhaiter mettre cela en œuvre sur votre appareil.

Cela dépend encore une fois de votre appareil mais il existe 2 solutions :

  • vous possédez un reflex, un bridge, ou un compact offrant des réglages manuels : tournez la mollette de réglage sur le mode S (appelé « priorité vitesse »), puis choisissez la vitesse d’obturation désirée.
  • vous disposez d’un compact sans réglage manuel ? Votre appareil, comme tout appareil photo, peut quand même modifié sa vitesse d’obturation. Utilisez les modes « scènes » pour ruser. Parmi les scènes les plus courantes : « Sport » utilisera un temps de pose court tandis que « Feu d’artifice » ou « Ciel étoilé » utiliseront un temps de pose plus long (plusieurs secondes, pensez à poser votre appareil photo).

Dans tous les cas, prendre une photo de sport, nette, dans une salle mal éclairée vire donc rapidement au casse tête… La lumière est l’élément essentiel d’une photo, c’est la raison du prochain article. Il vous expliquera les différents éléments de l’appareil photo qui vous permettront de déterminer la quantité de lumière qui composera votre photo. Vous connaissez déjà deux des caractéristiques principales : l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation.

A bientôt ;)

Technique photo : l’ouverture du diaphragme

RAPPEL : les votes pour le concours c’est par ICI

Oyé oyé braves gens ! Je vous propose aujourd’hui un nouveau type d’article, plutôt destiné à ceux qui voudraient maîtriser un peu plus leur appareil photo ou qui voudrait une approche plus théorique de la photographie.

Avant tout, n’ayez pas peur du mot « théorie », je vais agrémenter cet article de photos explicatives. Maintenant que j’ai essayé de capter (ou au minimum garder) l’attention du plus grand nombre d’entre vous, commençons avec une petite définition de l’ouverture du diaphragme.

Ouverture du diaphragme : c’est la taille du trou par lequel rentre la lumière avant d’atteindre le capteur numérique (ou la pellicule Kodak 400 ISO pour les amateurs de caramels à 1F et d’Édith Piaf). Plus le diamètre est grand, plus la lumière entrera en grande quantité.

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Exemple de photo avec une grande ouverture

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