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Technique photo : gestion de la lumière

Bonjour tout le monde,

après un nouveau type d’article vous présentant un photographe célèbre, et un article plus classique sur Dublin nous reprenons la série d’articles techniques avec comme sujet cette fois-ci : la gestion de la lumière.

Avant de commencer, je vous rappelle les 3 articles précédents qui vous seront utiles pour comprendre le vocabulaire utilisé ici :

Maintenant que les bases sont posées, places aux conseils pour bien exposer vos photos, c’est à dire avoir une lumière le plus proche de la réalité.

L’article est sous forme de questions-réponses, utilisez les commentaires pour poser les vôtres.

Ma photo est trop sombre ou au contraire trop claire, que faire ?

Si votre photo est trop sombre, alors on parle d’une photo sous-exposée ou d’une photo exposée « à gauche » (voir plus bas). C’est la conséquence du manque de lumière sur votre photo. Il faut donc faire entrer plus de lumière pendant le temps d’obturation. Parmi les possibilités : augmentez l’ouverture du diaphragme, augmentez le temps de pose ou augmentez la sensibilité du capteur.

Par opposition, si votre photo est trop claire : diminuez l’ouverture du diaphragme, diminuez le temps de pose, diminuez la sensibilité du capteur.

Comment savoir si ma photo est bien exposée ?

Certains appareils vous permettent de faire apparaitre un histogramme d’exposition. L’image ci-dessous vous montre différents histogrammes liés aux 3 expositions (sous-exposé, bien exposé, sur-exposé).

Centrez au maximum l’histogramme pour une exposition optimale

Attention : centrer l’histogramme, c’est bien mais c’est le résultat final qui compte, la photo que vous aurez sous vos yeux. N’hésitez pas à corriger l’exposition pour avoir le résultat que vous souhaitez réellement. Profitez de l’avantage du numérique pour prendre plusieurs photos avec des expositions différentes, et faites votre choix final sur un ordinateur, au calme.

Vous comprenez maintenant le terme : « exposition à gauche » pour une photo sombre et « exposition à droite » pour une photo claire (sur-exposée). Pour faire apparaitre ce diagramme, jouez avec le bouton permettant de changer d’affichage et/ou d’éteindre votre écran (sur l’appareil photo). Vous pouvez également lire le manuel de votre appareil photo 😉

Je bouge pendant la prise de vue et ma photo est flou, comment empêcher cela ?

Pour réduire le flou, il faut réduire le temps d’exposition. Malheureusement, cette action va réduire la quantité de lumière et assombrir la photo. Comme expliqué ci-dessus, vous devez compenser en choisissant une ouverture ou une sensibilité plus grande, avec les effets secondaires évoqués plus bas. Une autre solution est évoquée ci-dessous, plus complexe mais tellement plus jolie.

Que faire si je veux plus de lumière, sans flou et sans perte de qualité ?

La solution la plus connue est l’utilisation du flash, que beaucoup d’appareils photos compacts ont tendance à utiliser à outrance : dès qu’il manque un peu de lumière. Il faut savoir qu’au delà de quelques mètres, le flash devient inutile (les flashs qui crépitent, les soirs de matchs dans un stade : que d’énergie perdue).

L’autre solution est d’augmenter le temps de pose mais en limitant les mouvements pendant le temps de pose. Il faut donc poser votre appareil sur un muret ou sur un pied prévu à cet effet. Utilisez également le minuteur de votre appareil photo, pour éviter que l’appui sur le déclencheur produise un mouvement de l’appareil.

Posez votre appareil photo en toute circonstance

Lors d’une photo avec flash, le fond est tout noir. Une solution ?

Pour un portrait de nuit, utiliser le flash est une bonne idée mais le fond, peu lumineux, n’aura pas envoyé assez de lumière au capteur de votre appareil photo. Peu de lumière de fond = fond sombre. Logique imparable. Pour éviter ce souci, de nombreux appareils sont équipés d’un mode scène appelé « Portrait de nuit », qui combine le flash (pour les zones proches) et la pose longue (pour l’arrière-plan). Attention à ne pas bouger de trop pour éviter le flou de bougé.

Parmi les différentes scènes, cherchez le portrait de nuit

A cause du contre-jour, mon sujet est tout noir. Je fais comment ?

Votre sujet est trop peu lumineux en comparaison avec l’arrière-plan, ce qui entraine le côté sombre du sujet. Il existe 2 solutions : vous pouvez forcer l’utilisation du flash par votre appareil photo. Le flash va « déboucher » les ombres sur le sujet. Le résultat n’est pas toujours naturel (ambiance photomontage).
Astuce : éloignez vous du sujet pour réduire l’effet du flash et avoir un résultat plus naturel. Zoomez pour compenser le recul de l’appareil photo.

Forcez le flash pour éclairer les ombres

Et si je ne veux pas un résultat surnaturel ?

La deuxième solution pour éviter d’avoir des ombres « bouchées » sur le sujet est plus complexe à mettre en œuvre. De plus elle n’est pas disponible sur tous les appareils photos. Elle consiste à modifier la méthode de calcul de l’exposition automatique. Par défaut, l’appareil photo fait la moyenne sur l’ensemble de l’image pour essayer de bien exposer toute l’image. En choisissant la méthode dite « spot » seul le centre de l’image est utilisé pour le calcul de l’exposition. En plaçant le sujet au centre, celui-ci sera forcément bien exposé (donc clair, reconnaissable). Cette méthode a aussi un inconvénient : le fond sera sur-exposé (trop clair). A vous de choisir la méthode que vous préfèrerez.

Mesure globale, mesure spot, mesure pondérée, mesure pondérée centrale

Récapitulatif des effets secondaires

Augmenter l’ouverture du diaphragme ==> réduire la zone de netteté d’une photo
Réduire l’ouverture du diaphragme ==> augmenter la zone de netteté d’une photo
Augmenter la sensibilité du capteur ==> réduction de la qualité de la photo

J’espère avoir répondu à vos questions qui concernent la gestion de la lumière mais n’hésitez pas à poser d’autres questions en commentaires, pour que j’enrichisse cet article.

Jérémie.

Technique photo : la sensibilité à la lumière

Hello everybody ! Voici un nouvel article dédié à la technique photo. Il vient compléter la série sur le triangle des paramètres permettant de gérer la lumière en photographie. Pour ceux qui auraient raté les précédents :

Les connaisseurs auront deviné (les malins aussi, c’est marqué dans le titre) que je vais vous parlez de la sensibilité à la lumière. En photographie numérique, c’est la sensibilité du capteur numérique que nous allons étudier. En photographie argentique (dite « de nos aïeux »), c’est la sensibilité de la pellicule.

Cette sensibilité s’exprime en ISO (les plus anciens d’entre nous auront également connu le passage de l’unité ASA à l’ISO). Cette valeur peut varier de 50 (pour une très faible sensibilité à la lumière) à 25600 ou 51200 (une très très forte sensibilité). Ces dernières valeurs sont réservées aux meilleurs appareils photo numériques. Pour les pellicules, je n’ai connu, pendant mon enfance, que des pellicules allant de 100 à 400 ISO mais après recherches des pellicules de 3200 ISO existent.

Les images ci-dessous vous présentent la même scène avec le même éclairage mais prises avec des sensibilités différentes. La photo de gauche est prise à 100 ISO (une basse sensibilité) et celle de droite à 1600 ISO (une sensibilité élevée).

La qualité s’en ressent mais une fois recadrée la différence ne saute pas aux yeux. Pour une photo qui décorera votre fond d’écran ou à imprimer en grand format, privilégiez une basse sensibilité. Pour un tirage sur papier, en format standard, n’hésitez pas à utiliser une sensibilité plus élevée (surtout la nuit) pour éviter le flou de bouger.

Sensibilité à la lumière : c’est la capacité d’une pellicule ou d’un capteur numérique à « enregistrer » la lumière.

Plus la sensibilité est élevée, plus la lumière est captée rapidement. Une pellicule de 200 ISO enregistrera deux fois plus de lumière en un temps « t » qu’une pellicule de 100 ISO durant le même temps « t ».

Et c’est à ce moment précis que vous vous demandez : pourquoi ne pas utiliser une sensibilité élevée pour toutes les photos ?

La montée en sensibilité n’est pas sans conséquence sur la qualité de la photo. Du grain (appelé « bruit » en numérique) va apparaitre sur la photo, dégradant l’image. Les détails de l’image seront moins visibles (à gauche 100 iso et à droite 1600 iso : cliquez sur l’image pour voir en GRAND).

Les zones sombres seront également plus touchées que les parties claires, le « bruit » étant beaucoup plus visible (à gauche 100 iso et à droite 1600 iso : cliquez sur l’image pour voir en GRAND).

Un des avantages du numérique est de pouvoir régler « à la volée » (c’est à dire : quand vous le souhaitez) la sensibilité du capteur. Quand la lumière est faible, le premier reflex(e) sera d’augmenter cette sensibilité… C’est souvent le cas du mode automatique des appareils photos numériques et c’est la raison principale de la médiocrité (en qualité) des photos de nuit. Les diverses solutions pour éviter cela et améliorer la qualité seront évoquées dans le prochain article technique.

La sensibilité ne permet pas à proprement parler de créer des effets particuliers (comme les poses longues ou la profondeur de champ faible) mais :

  • vous pouvez diminuer la sensibilité pour pouvoir augmenter l’ouverture du diaphragme et donc diminuer la profondeur de champ (article technique)
  • vous pouvez augmenter la sensibilité pour pouvoir augmenter la vitesse d’obturation et donc figer un mouvement rapide (article technique)

Maintenant, comment modifier la sensibilité ISO du capteur de votre appareil photo ? Il est plus rare de pouvoir modifier cette sensibilité sur un compact et je n’ai malheureusement pas de solution aussi facile qu’avec les précédentes techniques… Néanmoins, utilisez la molette de sélection pour quitter le mode automatique car il est certain qu’il ne vous permettra pas d’influer sur la sensibilité du capteur. Puis je vous conseille de fouiller le menu de votre appareil photo (ou le manuel, ça marche aussi) pour trouver où modifier cette sensibilité.

N’hésitez pas à indiquer votre modèle d’appareil photo dans les commentaires, je me renseignerai et vous donnerai la méthode à suivre 😉

Prochain article : la gestion de la lumière grâce aux 3 paramètres (ouverture du diaphragme, vitesse d’obturation, sensibilité du capteur) et les conseils pour une bonne exposition de vos photos.

Jérémie

La famille s’agrandit : filtres gris neutre ND1000 et ND8

Bonjour tout le monde !

En absence de nouvelles photos intéressantes à vous montrer, je vous propose cet article consacré à mon dernier achat : 2 filtres gris neutre.

Leur but ? Assombrir l’image. Si vous avez lu les derniers articles techniques sur le temps de pose et l’ouverture du diaphragme vous allez me dire : « Pourquoi assombrir l’image ? La lumière est l’élément principal d’une photo ! ». C’est vrai mais il y a des cas particuliers. Faire une pose longue en plein soleil devient vite difficile justement à cause de cette lumière.

Utilisation d’un filtre gris neutre sur un océan agité : Galerie de l’auteur

Exemple : vous souhaitez effectuer une pose longue d’un carrousel en plein jour. Partons du postulat suivant : pour avoir une exposition correcte (photo ni trop sombre, ni trop claire) le temps de pose doit être de 1/1000  (un millième de seconde). En augmentant le temps de pose, l’image va s’éclaircir.

Et pour enregistrer une belle rotation du carrousel, il faut prévoir un temps de pose minimal d’une seconde (1000 fois plus long que le temps de pose initial, donc 1000 fois plus de lumière). Autant vous dire tout de suite, inutile de tester : votre photo de carrousel ressemblera à une feuille blanche.

Et c’est donc à cet instant que le filtre gris neutre va intervenir, en permettant de réduire la quantité de lumière atteignant l’objectif (la pellicule).

Utilisation d’un filtre gris neutre sur une cascade : Galerie de l’auteur

Le filtre ND1000 permet d’augmenter le temps de pose 1000 fois. Quant au filtre ND8, il augmente le temps de pose… 8 fois (bravo à ceux qui ont anticipés). Je reviens donc à l’exemple, je visse le filtre ND1000 sur l’objectif, je prends ma photo pendant une seconde et… la photo ressemble enfin à quelque chose.

Si je souhaite encore augmenter l’effet pose longue : je couple le filtre ND1000 et le filtre ND8 et je peux prendre ma photo pendant 8 secondes, sans être gêner par la lumière.

Voici le résultat qui peut-être obtenu :

Utilisation d’un filtre gris neutre : Galerie de l’auteure

Évidemment, cette technique demande l’utilisation d’un pied afin d’éviter tout mouvement de l’appareil et n’est pas forcément facile à mettre en place. Je vous ferais part de mes premières photos avec filtres dès que j’aurai eu l’occasion d’en prendre… Aucune surprise sur le lieu : Etang de Fontmerle ou Chemin des contrebandiers.

Concernant les photos dans cet article, vous aurez compris qu’elle ne sont pas miennes… évitez donc de les utiliser sans accord de l’auteur (faites ce que je dis, pas ce que je fais).

Jérémie.

Technique photo : la vitesse d’obturation

Coucou tout le monde ! Je vous avais demandé lors du précédent article technique si vous souhaitiez que ce type d’article continue… Vous avez décidé à une écrasante majorité (à l’unanimité même) que cela devait continuer. Je m’exécute donc avec ce nouvel article technique consacré à la vitesse d’obturation (appelé également temps de pose). Nous allons prendre comme habitude de commencer avec une petite définition :

Vitesse d’obturation : c’est en fait la durée pendant laquelle l’obturateur de l’appareil photo reste ouvert. C’est uniquement pendant ce laps de temps que la lumière vient heurter le capteur de l’appareil photo (ou la pellicule, je sais qu’il en reste encore parmi vous ;))

Temps de pose : voir ci-dessus la définition de « Vitesse d’obturation ».

Cet intervalle de temps s’exprime en seconde et peut varier de 1/6400 s (moins d’un millième de seconde) à plusieurs secondes. En dessous d’une seconde, la valeur s’exprime en fraction de secondes (1/2s = une demi seconde). Plus le chiffre est grand… plus le temps de pose est court (une logique légèrement différente de ce à quoi nous sommes habitués).

Et c’est à ce moment précis que vous vous demandez : Mais quelle est l’influence du temps de pose sur une photo ? (cette question va devenir récurrente, habituez-vous à vous la poser ;))

Plus le temps de pose est long, plus les mouvements risquent de créer une image flou. Si vous choisissez un temps de pose de plusieurs secondes, vous devez vous assurer de ne pas bouger l’appareil photo (impossible sans poser l’appareil : trépied ou rebords). Et même si vous arrivez à ne pas bouger, tout mouvement se traduira par une partie de l’image flou… Cela peut-être un arbre si il y a du vent, une personne qui se déplace ou une voiture qui roule.

1/60e de seconde permet déjà de voir le mouvement de la balle et de la raquette

Plus le temps de pose est court, plus les mouvements seront figés. Si vous choisissez un temps de pose de 1/3200s, vous aurez une chance d’avoir une Formule 1 (prenons Michaël Schumacher comme pilote) nette.

Temps de pose 1/2000e : figeons le temps

Mais alors, faut-il toujours choisir une vitesse d’obturation rapide (un temps de pose court), pour ne jamais avoir de flou ?

La réponse n’est pas si simple que cela… Plus le temps de pose est court, moins vous avez de lumière venant frapper la pellicule. Vous pouvez également ajouter une touche artistique à vos photos, avec un temps de pose assez long. Exemples en vrac :

  • une boule de bowling flou, créant l’impression de mouvement vers les quilles
  • une cascade où l’eau semble d’une douceur inégalable
  • un feu d’artifice à couper le souffle

[BIENTÔT 2 PHOTOS ICI : COMPARAISON TEMPS DE POSE LONG / COURT]

Il existe également sur certains appareils photos une fonctionnalité appelée pose Bulb. Cette fonction permet un temps de pose illimité : vous pouvez l’arrêter quand vous le souhaitez. Les utilisations possibles ? Light-painting (dans le noir, avec un laser ou une lambe, vous « dessinez » sur un mur ou autre) ou capture d’un éclair pendant un orage… Vous visez, posez l’appareil photo, déclenchez et attendez un éclair. Le résultat est garanti et risque de rendre jaloux nombre de vos proches.

J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche… Si c’est le cas, vous allez souhaiter mettre cela en œuvre sur votre appareil.

Cela dépend encore une fois de votre appareil mais il existe 2 solutions :

  • vous possédez un reflex, un bridge, ou un compact offrant des réglages manuels : tournez la mollette de réglage sur le mode S (appelé « priorité vitesse »), puis choisissez la vitesse d’obturation désirée.
  • vous disposez d’un compact sans réglage manuel ? Votre appareil, comme tout appareil photo, peut quand même modifié sa vitesse d’obturation. Utilisez les modes « scènes » pour ruser. Parmi les scènes les plus courantes : « Sport » utilisera un temps de pose court tandis que « Feu d’artifice » ou « Ciel étoilé » utiliseront un temps de pose plus long (plusieurs secondes, pensez à poser votre appareil photo).

Dans tous les cas, prendre une photo de sport, nette, dans une salle mal éclairée vire donc rapidement au casse tête… La lumière est l’élément essentiel d’une photo, c’est la raison du prochain article. Il vous expliquera les différents éléments de l’appareil photo qui vous permettront de déterminer la quantité de lumière qui composera votre photo. Vous connaissez déjà deux des caractéristiques principales : l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation.

A bientôt 😉

Technique photo : l’ouverture du diaphragme

RAPPEL : les votes pour le concours c’est par ICI

Oyé oyé braves gens ! Je vous propose aujourd’hui un nouveau type d’article, plutôt destiné à ceux qui voudraient maîtriser un peu plus leur appareil photo ou qui voudrait une approche plus théorique de la photographie.

Avant tout, n’ayez pas peur du mot « théorie », je vais agrémenter cet article de photos explicatives. Maintenant que j’ai essayé de capter (ou au minimum garder) l’attention du plus grand nombre d’entre vous, commençons avec une petite définition de l’ouverture du diaphragme.

Ouverture du diaphragme : c’est la taille du trou par lequel rentre la lumière avant d’atteindre le capteur numérique (ou la pellicule Kodak 400 ISO pour les amateurs de caramels à 1F et d’Édith Piaf). Plus le diamètre est grand, plus la lumière entrera en grande quantité.

Exemple de photo avec une grande ouverture

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Préparez vos yeux pour le printemps

Bonjour tout le monde ! Bienvenue sur ce nouvel article qui sera aujourd’hui consacré aux fleurs.

Je sais que le printemps n’est pas encore arrivé et que par conséquent la flore n’exprime pas encore tout son potentiel. C’est vrai… Vous vous demandez donc par quel miracle j’ai pu photographier des fleurs colorées, égayant ce morne hiver (alternance de pluie, de nuages gris non métallisé, de nuages blancs, mais point de soleil).

Pour cela, c’est simple : visitez une pépinière… Par exemple la pépinière Coulon-Dimev près de Toulon. Bon en réalité, il faut des autorisations très difficiles à obtenir que seule la haute sphère des dirigeants est habilitée à distribuer. Donc rabattez-vous sur d’autres pépinières ou attendez le printemps et préparez vous à gambader dans les champs.

Avant de vous agresser avec les photos, je tiens à préciser :

  • toutes les photos ont été prises avec mon nouvel objectif, décrit dans l’article précédent
  • ses photos sont malheureusement imparfaites, je vais donc essayer d’expliquer ce qui me gêne pour chacune d’entre elles
  • vous ne trouverez aucun nom de fleurs, ni leur nom commun, et encore moins leur nom latin (si vous reconnaissez une fleur, un commentaire et je mettrai à jour cet article)

On commence avec un gros plan sur le cœur d’une fleur (du coup je vais devoir écrire « fleur » ou « fleurs » de nombreuses fois, ça va être redondant, je m’en excuse). Ce n’est pas très net pour plusieurs raisons : ceci n’est pas la photo originale, c’est un « zoom » (numérique donc) sur le cœur. On perd donc en qualité. De plus, la capacité de l’objectif à flouter l’arrière-plan est très pratique à distance normale (plusieurs mètres) mais devient difficilement gérable lorsque l’on se rapproche d’un objet (ici environ 30cm de la fleur). Cela demande donc un peu plus d’expérience que je n’en ai pour le moment 😉 Mis à part ces soucis, les couleurs claquent sur la rétine (ou tout du moins ma rétine). (Grâce à ma marraine, nous savons maintenant que cette fleur est un Hibiscus)

Au cœur, haut en couleurs

Suite de la visite florale, avec ces marguerites (j’ai osé un nom, corrigez-moi si besoin). On détache deux spécimens orangés au premier-plan, on devine au second plan leurs congénères rouges. On imagine leurs acolytes multicolores en arrière-plan. Mes regrets ? la mauvaise gestion de la profondeur de champ au premier-plan avec quelques pétales floutés qui n’auraient pas dû l’être (tout ceci par mon entière faute, je ne me flagelle pas encore mais l’erreur ne sera plus tolérée). (Petite correction : ces marguerites sont en réalité des Gerberas)

Marguerite : des tâches de couleurs, pas de prisonniers

Petite pause entre les fleurs, allongé dans l’herbe ? Ce n’est pas de l’herbe, mais on s’y croirait. Aucune trace de lion, ni de Mickaël Vendetta : nous ne sommes pas en Afrique. Je suis plutôt satisfait de cette photo (moins de la référence à La Ferme Célébrités de TF1) mais après les goûts et les couleurs se discutent, je vous autorise (grand seigneur que je suis :D) à penser autrement.

Chasseur d’images

4e photo, 3 fleurs, 1 diagonale. Encore une fois, la netteté n’est pas au rendez-vous. La fleur centrale, comme tout sujet principal d’une photo, ( NDMM : c’est la règle, il y a des exceptions à toutes règles, si vous avez un exemple de photo ou le sujet principale est flou, je suis attentif, afin d’éclairer mes propos), aurait dû être nette. La prise de vue aurait également pu être plus éloignée pour ne pas découper sauvagement les 2 fleurs dans les angles. (Une nouvelle fois grâce à ma marraine, nous apprenons que ces fleurs sont des tulipes :D)

Soleil doré, étoile saignée

Je termine cette série avec ce lot de fleurs prêtes à l’expédition. Je reproche une nouvelle fois le manque de netteté sur le rouge et le jaune. Je regrette un peu le cadrage : du vide dans le coin inférieur gauche et la fleur coupée à droite.

Explosion de couleurs

C’est la fin de cet article, encore une nouvelle fois merci à vous, visiteurs, commentateurs, famille, amis, parfaits inconnus. Comme toujours, vous pouvez trouver d’autres photos sur ma galerie photo : galerie des pépinières Coulon-Dimev. N’hésitez pas à noter vos photos préférées, j’ai comme idée d’article un petit classement de VOS photos préférées.

Au passage, petite dédicace à Pierre alias Boroboro et à sa galerie de photos, puisqu’il m’avait parlé des difficultés relatives à cet objectif et à sa profondeur de champ réduite à grande ouverture.

PS : Après visionnage, ce que je reproche à beaucoup des photos postées ici n’est pas vraiment visible à première vue. N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en plus grand.

PS2 : Merci à ma marraine pour les précisions apportées sur le nom des fleurs présentées. Vous pouvez trouver ses photos (nottament de croisières) sur sa galerie de photos Picasa.

Nouveau bébé : si jeune et déjà en randonnée

A tous mes lecteurs et lectrices fidèles, visiteurs d’un jour et même robots spammeurs : bienvenue.

Comme vous le savez peut-être, la famille s’est agrandie depuis peu. Il mesure environ 54mm et pèse 420g. Vous trouverez son visage ici : photos du nouvel arrivant.

Pour les non acharnés de photo : focale fixe donc pas de zoom. Le zoom se fait à la force des jambes :) Ouverture à 1.4, donc objectif très lumineux (pratique en intérieur) et permet des flous harmonieux (pour cacher un fond laid et détacher le sujet de l’arrière-plan). Il s’appelle « Nikkor 50mm AF-S f/1.4g« . C’est doux à entendre n’est-ce pas ?

Maintenant place à quelques photos de test :

3 verres en quinconce (du premier-plan net au fond flou, fond flou, fond flou)

Une guitare Takamine (un peu trop flouté)

Cédric (et un magnifique arrière-plan flou)

Un phare, la mer, la sérénité du SUD 😀

Pour vos prochaines visites, je vais enrichir votre lexique photographique : le fond flou est appelé le « bokeh« . A prononcer comme Bill Boquet.

Ensuite quelques photos de sa première randonnée, bien accroché à mon cou (le coquinou).

Au programme :

  • le col de Théoule
  • le col du Trayas
  • le col de la Cadière
  • le col des Grosses Grues
  • le col des Petites Grues
  • le col de Notre-Dame
  • retour par le col du Trayas et le col de Théoule

La photo d’arrivée au sommet des Grosses Grues.

Les 3 protagonistes sur une seule photo

Cette article correspond-il à vos envies ? Assez de photos pour abreuver votre soif de nouveautés ? D’assez bonne qualité ces photos ? Ou vous désirez uniquement la crème de la crème de mes clichés (forcément ca sera rare… mais je ferai de mon mieux) ?

Bisous à vous.

Du noir et du blanc : Musée de la Castre, Cannes

Bonjour mes chers visiteurs ! Vous le savez peut-être mais la famille s’est agrandie… Et oui un nouvel appareil photo vient de naître, accompagné de deux beaux objectifs (taille et poids inconnus).

Je ferai peut-être un article en détail sur le nouvel appareil photo, mais la tout de suite, je préfère vivre le moment présent, carpe diem, tout ça…

Donc je vais vous présenter quelques photos prises dans le musée de la Castre à Cannes, sur la colline du Suquet. L’entrée était exceptionnellement gratuite dans le cadre de la journée : « Le Suquet en fleurs ». J’en ai donc profiter pour essayer le D90 (c’est le nom de l’appareil, pas le potentiel mammaire de la maman) en basse lumière (et donc en haute sensibilité). Je dois dire que je suis totalement satisfait des photos 😀

On commence avec un joli crâne, peu retouché, comme souvent en noir et blanc, on joue surtout sur le contraste. J’ai essayé d’attirer encore plus l’attention sur le crâne en augmentant les tonalités claires.

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Vive les week-ends de 3 jours

Pour le deuxième week-end consécutif de 3 jours, je tiens tout particulièrement à remercier les américains de nous avoir libérer un 8 Mai, parce que sinon, on aurait pas eu de week-end de 3 jours.

Bon d’après Wikipédia, c’est le 7 Mai que les allemands ont capitulé. Le 8 Mai on ajoute l’URSS… Et le 2 Septembre, capitulation des Japonais. Je demande donc expressement la création de 2 nouveaux jours fériés !

Bon après ce petit passage historique, parlons un peu de ce week-end ! Quoi de spécial ? Un week-end dans la région Marseillaise avec randonnée dans les calanques de Cassis (on prononce Cassi ou Cassisseuh selon-vous ?), une soirée anniversaire, une journée plage et la visite du Zoo de la Barben (tout près de Salon de Provence, notre lieu de villégiature. Les personnes en présence : Laurie et Manu, deux sportives (et géniales, n’ayant pas peur des superlatifs) avignonnaises (le correcteur orthographique me propose « mayonnaises » ou « grognonnais », je dois corriger ?) et encore et toujours Cédric, grand sportif également (à lire en toussant évidemment). Lire la suite…

Un premier jet de photos

Alors on commence avec 3 premières photos, en noir et blanc, pour commencer à découvrir ou redécouvrir mes photos.

Babouin en cage

Le noir et blanc permet sur cette photo d’accentuer le côté tragique de l’image, d’améliorer le contraste entre les tons clairs et foncés. Les barreaux sont donc mis en valeurs. Photo prise au Zoo de St-Jean Cap-Ferrat.

Portrait

Le portrait très serré permet ici de mettre en avant les yeux.
Le noir et blanc permet d’augmenter les contrastes du visage avec les cheveux et les manches. La photo originale (en couleur) était terne et les couleurs manquaient d’intérêt (mèches rouges, arrière-plan sans attrait particulier).

Paysage inquiétant

Le noir et blanc, et la retouche dans son ensemble, a permis de rendre une photo très banale en une de mes photos préférée. L’originale était floue, pauvre en couleur et les nuages peu visibles. En accentuant les tons foncés (arbre et cheval), les détails disparaissent pour donner plus de place aux contours. Photo prise dans le Burren en Irlande.

Et pour retrouver toutes les photos « Noir et Blanc »…